Street art : The Good Bike Project in Toronto

Lorsque vous vous promenez dans les rues de Toronto, vous pouvez voir de nombreux vélos abandonnés, rouillés, attachés depuis des années à des poteaux jusqu’au jour où ils sont emmenés à la décharge. Ces vélos égayent désormais la ville grâce aux deux jeunes artistes Caroline Macfarlane et Vanessa Nicolas qui les ont littéralement transformés en oeuvres d’art !




















Caroline : « L’idée de « The Good Bike project » est venue à moi pendant que je nettoyais les vitres de la galerie étudiante, j’étais perdue dans mes pensées à regarder ce vieux vélo rouillé Raleigh que je n’avais jamais vu quitter cet endroit. Il est un élément permanant dans la rue, un squelette d’une superbe bicyclette antique oubliée depuis très longtemps. Alors je me suis posé des questions : pourquoi quelqu’un a laissé ce vélo magnifique derrière lui ? A qui appartenait-il ? Depuis combien de temps était-il accrochée là ? Je me suis alors sentie triste pour cette vieille carcasse et ai décidé que je devais lui redonner vie. Le quartier étudiant est jonché de façades grises, sombres, submergées de ciment et sans aucune verdure. J’ai alors planté des fleurs dans le panier du vélo puis nous nous sommes mis à acheter plusieurs bombes de peinture ... » Le projet est alors né.





















 




















Ce vélo situé dans le quartier étudiant a été le premier vélo transformé en Good Bike, il est rapidement devenu un repère officieux pour tout le monde, devant lequel les gens aiment se prendre en photo. Il y a à l’heure actuelle plusieurs dizaines de Good Bikes à Toronto.






















































































A un moment donné les autorités municipales ont considéré cet art de rue inapproprié et ont rédigé un préavis qui a été agrafé sur un vélo stipulant que ce dernier devait être retiré sous sept jours car il est illégal de stocker des vélos sur le domaine public. La jeune équipe a alors demandé du soutien au public. Avec l’aide de centaines de lettres et de messages sur Internet, les autorités ont finalement changé d’avis et le projet a été accepté grâce à la création d’une loi spécifique autorisant une bicyclette abandonnée depuis longtemps à devenir la propriété de la ville et ont suggéré de les utiliser pour égayer la ville.





















































































Haut de page